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3 - La MTC, ses outils

La Médecine Traditionnelle Chinoise est d’autant plus performante qu’elle est pratiquée par un praticien maîtrisant le plus parfaitement possible l’élaboration d’un diagnostic selon la méthode traditionnelle, la définition du principe de traitement et la maîtrise de l’utilisation des outils de traitement thérapeutiques.

Selon le diagnostic, le praticien choisira l’outil le plus adapté à la problématique des patients.

1. L’acupuncture

C’est la thérapie chinoise la plus connue et la plus utilisée en France et en Europe. Elle consiste en l’insertion d’aiguilles fines dans des zones très précises nommées « points d’acupuncture ». La méthode traditionnelle peut intégrer quelques apports de la technologie moderne comme l’électrothérapie qui est la stimulation des points à travers les aiguilles avec un léger courant électrique. Il est aussi possible de stimuler les points avec des appareils laser homologués et conçus à cet effet. Cela permet notamment de rendre l’acupuncture plus adaptée pour les enfants.

 

 

2. La moxibustion

C’est une technique qui est souvent combinée à l’acupuncture. Généralement, elle consiste à faire brûler lentement et doucement de l’armoise (plante) spécialement préparée à cet effet. Elle peut être posée sur le manche d’une aiguille qui est insérée dans un point d'acupuncture. On la trouve aussi sous forme de bâton qui sert à chauffer à distance certaines zones du corps ou un point d’acupuncture sans jamais toucher la peau.

3. La saignée

Il s’agit d’une technique moins utilisée mais fort utile dans certaines situations. Elle consiste à piquer un point d’acupuncture ou une zone particulière afin d’en faire suinter quelques gouttes de sang. La saignée dans la tradition de la médecine chinoise n’a rien à voir avec les saignées de l’Antiquité, il s’agit de toutes petites quantités de sang, de la même manière qu’un diabétique prélève une goutte de sang pour tester sa glycémie.

4. Les ventouses

Il s’agit de placer de petits récipients en verre, en bambou ou en plastique sur la peau du malade à des endroits bien particuliers. Préalablement, on crée dans la ventouse une dépression pour provoquer une aspiration des chairs du patient.

5. La médecine manuelle Tui Na Zheng Gu

Le Tui Na Zheng Gu regroupe l'ensemble des méthodes de massage et de normalisation ostéo-articulaires, musculaires et viscérales qui visent à traiter certaines affections osseuses, articulaires, ligamentaires et musculaires mais également de nombreuses maladies organiques comme par exemple, la constipation, les douleurs de règles, la nausée ou une mauvaise circulation. Très éloignée des méthodes de massage de bien-être, le Tui Na est un puissant outil thérapeutique.

Le Tui Na se rapproche de notre ostéopathie ou chiropractie. Cependant, l'approche du patient et de la maladie est différente. Si quelques techniques sont similaires, beaucoup ne coïncident pas avec ce que nous connaissons en Europe et constituent une spécialité à part entière.

Le Tui Na regroupe trois grandes familles de techniques:

  • An Mo : le terme " An Mo " signifie littéralement " presser et frotter "; c'est le " massage chinois " à visée thérapeutique proprement dit. Toutes les techniques de Tui Na consistant à obtenir un effet thérapeutique par le massage font partie de la branche An Mo du Tui Na.

  • Ban Fa : Ce terme peut se traduire par " méthode d'étirement ". Les " Ban Fa " sont les techniques d'étirements musculaires pouvant être réalisées en contre-résistance et d'étirements articulaires, traction, désimpaction.

  • Dong Fa : Ce terme peut se traduire par " mise en mouvement ". Les " Dong Fa " sont les techniques de mobilisation articulaires et viscérales.

 

Fort de ces différentes spécialités thérapeutiques, le Tui Na chinois est le système de médecine manuelle le plus complet que l'on puisse imaginer.

6. La pharmacopée traditionnelle chinoise

La pharmacopée traditionnelle chinoise constitue l'outil dominant de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Il s’agit d’administrer des substances médicinales sous forme de décoctions, de pilules, de poudres, de sirops, etc. La pharmacopée traditionnelle chinoise intègre des substances animales (peu), minérales (plus) et surtout végétales (en majorité). Basée sur un savoir et une expérience clinique de plus de 2000 ans, la pharmacopée chinoise est d’une efficacité remarquable pour beaucoup d’affections.
Elle peut être difficilement comparée à notre pharmacopée européenne dont le savoir est plus symptomatique et inadapté au diagnostic chinois. Son utilisation nécessite expertise et éthique (utilisation des espèces protégées).

 

 

7. La diététique chinoise

La diététique chinoise présente deux facettes. La première est un ensemble de règles alimentaires afin de favoriser une bonne digestion, une bonne assimilation et la santé. La deuxième est l’utilisation des aliments parfois en association avec certaines substances médicinales chinoises pour rééquilibrer l'énergie et permettre une auto-régulation de l'organisme.
A la différence de la nutrition occidentale, la diététique chinoise ne s’intéresse pas à la composition chimique des aliments ni à leur valeur calorique, mais à leurs propriétés médicinales. Par exemple, la diététique chinoise ne s’intéresse pas à la composition nutritionnelle du céleri branche (vitamines, minéraux, calories, graisse, etc.) mais l’utilise pour équilibrer l’homme selon les 8 règles (chaud/froid, vide/plein etc .) en se basant sur une expérience de plusieurs siècles.

Il est à souligner qu'en Médecine Traditionnelle Chinoise, il n'y a pas de frontière entre l’aliment et le médicament, et que le maintien de la santé passe d’abord par la diététique, phénomène que l’on retrouve au quotidien puisqu’il n’est pas rare, en Chine, dans les restaurants, de se faire établir un bilan afin d’adapter les mets qui seront consommés à l’état énergétique du client.

8. Le Qi Gong

Grâce à une gestuelle précise s’alliant à une respiration adaptée et une pensée dirigée, le Qi Gong favorise la libre circulation de l’énergie, ce qui est la garantie d’une bonne santé. A un stade plus avancé de sa pratique, le Qi Gong devient une véritable méthode de soin thérapeutique.

Il existe 3 principales écoles de Qi Gong. Elles ont des pratiques similaires et partagent une base commune, la conception taoïste de l'équilibre du Yin et du Yang. Elles se distinguent toutefois par l’accent qu’elles mettent soit sur l’aspect :

  • spirituel, l'objectif étant surtout de libérer l'esprit

  • martial, dont certaines pratiques, plus proches du Tai-chi, sont appelées « boxe avec l'ombre »

  • ou médical

Le Qi (ndrl : énergie ou souffle selon les traducteurs) et ses innombrables manifestations sont étudiés en Chine depuis au moins 3 000 ans. Après plusieurs années d'interdiction de toute forme de Qi Gong par le régime communiste, la Chine fait aujourd'hui la promotion de ces exercices de santé auprès de sa population et dans les hôpitaux (particulièrement pour les pathologies lourdes et la prévention). Émettre du Qi pour guérir des malades.

Dans son application médicale, le Qi Gong est de deux natures : il y a celui que l'on pratique soi-même sous forme d’exercices (Qi Gong Yang Sheng) et celui qui peut être appliqué sur un malade par un praticien (Qi Gong Waiqi).

Des chercheurs ont d’ailleurs mesuré un champ magnétique jusqu’à 1 000 fois supérieur à la normale au bout des doigts des intervenants, au moment de l'émission du Qi. Dans une étude publiée en 2004, les auteurs mentionnent que même s’il y a encore des gens qui nient la possibilité que du « Qi » puisse être émis par un humain, la plupart des scientifiques impliqués dans ce domaine considèrent qu’il s’agit désormais bel et bien d’une réalité. Selon eux, il est clair que des gens expérimentés peuvent émettre une forme de bioénergie (qu’on peut appeler Qi) produisant des effets physiques, chimiques et biologiques mesurables. De plus en plus de chercheurs tentent de percer de manière scientifique les mystères du Qi.

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