Nos Missions

1 - La MTC, son Histoire

Epoque des Trois Dynasties (San Dai)

Il s’agit de la période comprenant les dynasties Xia (21ème - 18ème siècle av. J.-C.), Shang (18ème - 11ème siècle av. J.-C.) et Zhou (1121-771 av. J.-C.). La pratique de la médecine à cette époque n’est pas bien connue, car aucun texte n’a été retrouvé. Seuls, quelques instruments (aiguilles d’acupuncture en pierre notamment) témoignent de l’existence d’une médecine traditionnelle chinoise primitive, il y a plus de trois mille ans. On peut affirmer que les balbutiements de la Médecine Traditionnelle Chinoise commencèrent entre 1000 et 500 av. J.-C. Il est possible que ce soit antérieur mais il n’en existe aucune preuve archéologique.

 

Epoque des Printemps et Automnes (Chun Qiu) et des Royaumes Combattants (Zhang Guo)

L’époque des Printemps et Automnes (770 - 476 av. J.-C.) correspond à la fin de la phase de développement strictement empirique de la Médecine Traditionnelle Chinoise et au début de sa transformation en système médical cohérent. Ce développement se poursuit durant les Royaumes Combattants (475 - 221 av. J.-C.). C’est une période clef durant laquelle la Médecine Traditionnelle Chinoise devient une « médecine savante » qui se détache des superstitions et autres croyances magiques. La plupart des concepts théoriques et des fondements dialectiques sont élaborés à cette époque, comme celle de « l’énergie » (Qi), du « Yin/Yang » et des cinq mouvements (Wu Xing). La médecine traditionnelle chinoise analyse les expériences qu’elle a accumulées pendant des siècles à la lumière de ce mode de représentation et de codification de l’univers et de ses phénomènes. Elle acquiert ainsi toute sa cohérence interne.

Dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 apr. J.-C.)

C’est sous cette dynastie que se structurent, s’organisent, s’ordonnent les théories et la pratique de la Médecine Traditionnelle Chinoise. C’est à cette époque que sont synthétisés les différents courants médicaux qui donneront naissance à la Médecine Traditionnelle Chinoise telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Des Trois Royaumes (220-265) aux dynasties du Nord et du Sud (420-589)

Durant cette période, la médecine se développe sur divers plans. Par exemple, Huáng Fu Mì 皇甫谧 (214-282) contribue au développement de l'acupuncture. Wáng Shū Hé 王叔和 (201-280) de son côté sera un personnage important pour la structuration de la pulsologie chinoise.

Dynasties Sui (581-618) et Tang (618-907)

L’enseignement de la médecine traditionnelle chinoise devient officiel et, à partir de 624, les études sont sanctionnées par des examens d’Etat. Le premier codex pharmaceutique, le Táng Běn Cao 唐本草 (matière médicale des Tang) est rédigé en 659, sur ordre impérial. Cháo Yuán Fāng 巢元方 (550-630) écrit par décret impérial et publie en 610 ap. JC. le Zhū Bìng Yuán Hòu Zong Lùn 诸病源候总论 (Traité général sur l’origine et les signes cliniques de toutes les maladies). Cet ouvrage est considéré comme le tout premier à présenter systématiquement l’étiologie, la pathogénie et la symptomatologie des maladies.

Dynasties Song du Nord et du Sud (960-1279)

Sous les Song, de nombreuses découvertes techniques auront une influence sur la médecine. La découverte de l’imprimerie à caractères mobiles permet la diffusion du savoir médical. L’utilisation de la distillation permet la production de nouvelles substances thérapeutiques. La connaissance de l’anatomie fait des progrès, en partie grâce au développement de la dissection dans la médecine légale. Les premiers essais de variolisation sont faits autour de 1014. La localisation des méridiens et des points se standardise, grâce à la publication de planches d’acupuncture et à la réalisation de modèles humains en bronze (Tóng Rén 铜人 hommes de bronze) pour l’étude de l’acupuncture. Parallèlement, la pédiatrie et la gynécologie s’imposent comme des spécialités à part entière grâce à des ouvrages de référence. L’un des ouvrages les plus importants de cette période est le Sān Yīn Jí Yī Bìng Zhèng Fāng Lùn 三因极一病症方论 (Formulaire des maladies selon les trois causes) publié en 1174 et écrit par Chén Yán 陈言 (1131-1189). C’est dans ce livre qu’il développe pour la première fois la classification des maladies selon trois catégories: externes, internes et ni internes ni externes. Cette classification influencera toutes les générations postérieures jusqu’à nos jours.

Dynasties Jin (Nord) (1115 -1234) et Yuan (1271-1368)

Cette période est principalement marquée par l'influence de quatre grands maîtres, chacun ayant fondé un courant médical spécifique, issu de son interprétation de textes médicaux anciens et de son expérience clinique. Il s’agit de Liú Wán Sù 刘完素 (1120-1200), Zhāng Cóng Zhèng 张从正 (1156-1228), Li Dōng Yuán 李东垣 (1180-1251) et Zhū Dān Xī 朱丹溪 (1281-1358).

Dynastie Ming (1368-1644)

De grands médecins continuent à développer les théories et l’application clinique de la Médecine Traditionnelle Chinoise dans ses différents domaines : théories fondamentales, médecine interne, acupuncture, pharmacologie, etc.

Dynastie Qing (1644-1911)

C’est à la fin des Ming et durant la dynastie des Qing que se développe le dernier volet théorique et clinique de la Médecine Traditionnelle Chinoise que l’on nomme « l’école des maladies de la tiédeur » (温病学派 - Wēn Bìng Xué Pài), marquant un tournant majeur dans l’étude de l’épidémiologie en Chine.

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